amitiées
résidence de recherche 2026porteuse de projet, chorégraphe, danseuse : Nathalie Bonafé
musicienne : Émilie Weber
soutien technique : Julien Rabin
avec le soutien du conseil départemental de Moselle, en immersion dans les ehpads Sainte Marie à Vic sur Seille et Ravira Brice à Haboudange
/ du 13 au 30 janvier
/ du 16 au 20 février
/ du 30 mars au 10 avril
Cette résidence réunit une danseuse et une musicienne autour de la création d’un documentaire sonore participatif, conçu avec les résident·e·s de deux EHPAD.
L’oeuvre sonore créée viendra témoigner d’une expérience humaine et artistique, où l’écoute et la présence ouvrent un espace d’expression, même sans mots.
Deux restitutions sont prévues dans les établissements :
> une performance son et mouvement
> une installation sonore
Nous souhaitons mettre en lumière ces liens affectifs choisis, souvent relégués à l’arrière-plan des récits dominants fondés sur la famille ou le couple, et interroger leur force face à la solitude, au vieillissement et à l’effacement progressif de la mémoire.
Nous portons ce projet à deux voix, dans une envie commune de faire place à l’amitié comme territoire d’exploration artistique et humaine. À travers une résidence de création en immersion, nous mènerons une série d’ateliers sensibles, mêlant mouvement, écoute, attention à l’espace et au son. L’objectif n’est pas de faire produire, mais de faire apparaître : des gestes, des fragments de récits, des musiques du quotidien.
Cette matière sensible formera la base d’un documentaire sonore : non une archive exhaustive, mais un témoignage poétique de ce qui a vibré au sein de la résidence. Une oeuvre d’écoute, de soin et de transmission, pensée pour circuler au-delà du lieu, et rendre audible ce qui ne se dit plus.
Cette recherche est aussi une tentative de rendre compte de la richesse des liens amicaux, dans un contexte où les relations sont souvent réduites à leur dimension fonctionnelle ou familiale.
À travers le geste dansé, l’attention musicale et le partage de récits, nous voulons ouvrir un espace pour accueillir la solitude, non comme une absence, mais comme un territoire à partir duquel des liens peuvent encore naître. Danser, improviser, écouter ensemble : autant de façons de créer des passerelles, même fragiles, entre des mondes parfois séparés.